l’Équipe pastorale

Malika & Sébastien QUÉDREUX

Sébastien QUÉDREUX est arrivé en août 2010 pour travailler au sein des églises évangéliques de Villemur-sur-Tarn et Toulouse Minimes. A cette époque l’église évangélique de Villemur-sur-Tarn était une église annexe de l’église évangélique Assemblée de Dieu de Toulouse Minimes. En raison de la croissance de l’église de Villemur-sur-Tarn celle-ci est devenue autonome en septembre 2013. Il est donc le pasteur responsable de cette église. Marié à Malika, ils sont les parents de 3 enfants. Il est aussi aumônier des prisons à la maison d’arrêt de Seysses.

Havrais d’origine, il a tout d’abord exercé son ministère pastoral dans la ville du Havre sous la responsabilité du pasteur Joël CHÉDRU de 2004 à 2006. Dans cette période il était également aumônier des prisons à la maison d’arrêt du Havre.

De 2006 à 2008, il a travaillé aux côtés du pasteur René DELATTRE dans les villes de Narbonne et de Port La Nouvelle dans l’Aude.

Puis de 2008 à 2010, il a travaillé à Alès dans le département du Gard. Il était également aumônier des prisons à la maison centrale d’Arles.

Et enfin de 2010 à 2013, il a exercé son service pastoral au sein de l’église évangélique des Minimes aux côtés du pasteur Marc SPORTIELLO de 2010 à 2012 et du pasteur Daniel JOO de 2012 à 2013. Il était responsable de la jeunesse.

Vous pouvez écouter son témoignage de conversion : Témoignage de Sébastien QUÉDREUX

Le protestantisme

1- Comment la grande réforme protestante a-t-elle débutée ?

A partir des années 1520, les idées de Luther, puis de Calvin se diffusent dans toute l’Europe : la réforme provoque un immense bouleversement et une division durable au sein de la chrétienté.

L’Europe au milieu du 14ème siècle, fut frappée par une succession de malheurs comme la peste, la famine et la guerre avec les anglais. Aux yeux de la population, ces fléaux apparaissaient comme autant de punitions divines. De plus, vinrent s’ajouter les conflits qui déchirèrent l’église, notamment par l’affrontement de trois papes rivaux entre Rome et Avignon. Il en résultat une profonde inquiétude religieuse qui amena le chrétiens à chercher une réforme qui enseigne vraiment la Parole de Dieu. Celle-ci va se faire sous l’impulsion de deux hommes, Martin Luther et Jean Calvin.

Martin Luther, moine augustin du couvent de Wittenberg en Saxe, est convaincu que les oeuvres humaines ne jouent aucun rôle dans le salut individuel. Seule la foi en Dieu peut rendre l’homme juste et le sauver : c’est la justification par la foi. Les pasteurs, qui ne sont pas astreints au célibat, sont de simples fidèles ayant pour fonction de dispenser les sacrements et de prêcher la Parole de Dieu.

D’autres réformateurs développent des idées voisinent de celles de Luther. C’est le cas du Français Jean Calvin, qui fonde la religion chrétienne sur : le salut par la foi, l’autorité de la seule Bible et le sacerdoce universel. Ses idées pénètrent dans de nombreux pays européens comme la France, l’Angleterre, l’Ecosse et certains états Allemands. Enfin, ce grand réveil religieux aura pour conséquence dans notre pays de soustraire plus de la moitié de la population catholique à l’autorité du pape, soit environ 2 millions de Français qui embrasseront la « nouvelle religions » dite protestante.

En 1561, Jeanne d’Albret, mère de Henri de Navarre, embrasse la religion réformée et demande aux consuls d’installer dans la ville un ministre de la Parole de Dieu, un pasteur protestant. Sa requête ne fut pas satisfaite, la ville étant encore à l’époque à majorité catholique. Mais les réformés chantent des psaumes sur la voie publique, ce qui met les catholiques en fureur. L’émotion fut grande lorsque courut le bruit que Montauban, déjà gagné au calvinisme, allait déléguer à Villemur un Pasteur du nouveau culte.

2- Pourquoi Villemur devint-elle une place forte protestante ?

Par sa position géographique à l’extrême sud-est du pays montalbanais, Villemur assurait en quelques sorte la liaison stratégique entre Montauban et le pays Castrais, lui aussi étant un territoire à forte densité protestante. Lors des guerres de religions par exemple, les troupes catholiques, mobilisées par l’archevêque d’Albi, essayèrent à plusieurs reprises de briser cette liaison pour se joindre aux troupes de l’archevêque de Toulouse, mais Villemur qui fût maintes fois assiégée, sut toujours tenir le coup. Villemur devint ainsi une des plus belles perles dans le collier des villes de la France protestante, en jouant son rôle de « ville refuge ». Lorsque, par exemple, les protestants de Toulouse, Rabastens, de Gaillac et d’Albi furent massacrés par centaines durant les pogromes de la Saint Barthélemy en septembre et octobre 1572, Villemur restait calme, tout comme par ailleurs Montauban et Castres qui n’avait également pas une seule victime à déplorer.

De plus, le statut de Villemur était alors fort bénéfique pour ses habitants, qui ne se virent jamais exposés aux atrocités barbares commises par les milices rôdant dans le pays, durant les guerres de religion. L’importance de Villemur comme bastion du protestantisme méridionale n’est donc pas à remettre en doute et ceci d’autant plus que ses habitants avaient solennellement juré foi et hommage à l’un des plus célèbres seigneur protestant de l’époque, François de Bonne de Lesdiguières, compagnon d’armes d’Henri de Navarre et futur maréchal, puis connétable de France, qui considérait Villemur comme son fief personnel. En 1596 d’ailleurs, celui-ci acquis la vicomté et fit construire une très belle demeure dont il nous reste les Greniers du Roy. Il n’est dès lors guère étonnant que notre ville, qui en mars 1585 avait accueilli Henri de Navarre dans ses murs, fut enfin officiellement reconnue et privilégiée par ce même Henri, entre-temps couronné Henri 4, comme place forte protestante.

Enfin, l’Edit de Nantes promulgué en avril 1958, confère à Villemur le statut officiel d’une place de sûreté. En temps que telle, elle ne jouissait pas seulement du privilège d’être dorénavant gouverné par un lieutenant royal, noble et de confession protestante, mais elle bénéficiait d’une subvention annuelle qui lui fut régulièrement versée par le trésor royal. Ainsi Villemur, cité protestante par excellence, se vit intégré dans ce corps exclusif des places de sûreté, un corps qui ne comprenait, à l’échelle du royaume tout entier, jamais plus que 140 villes seulement.

Jusqu’au lendemain de la mort d’Henri 4, assassiné le 14 mai 1610, les privilèges de Villemur devaient toujours rester en vigueur. Ce ne fut qu’en 1611 que Marie de Médicis, régente du jeune roi Louis 13, arrêta le paiement des subventions. Mais Villemur ne cessa d’être une des cités protestantes les plus éminentes de la région. Ainsi, en 1615, la ville fut représentée par ses propres députés à l’Assemblée de l’Union des Eglises réformées de France se tenant à Grenoble.

Ville protestante depuis le milieu du 16ème siècle, place de sûreté sous le règne d’Henri 4, Villemur ne devait cependant pas résister longtemps à la contre-réforme. Ayant activement soutenu, au début des années 1620, la révolte du duc de Rohan, qui avait installé son quartier général à Castres, Villemur partageait le sort des villes rebelles qui furent démantelées, sur l’ordre de Richelieu, à la fin de la grande guerre du Midi se terminant en juin 1629 par la paix d’Alès. La participation des Villemuriens à cette révolte protestante dirigée contre la politique de « re-catholicisation » du royaume poursuivie par Louis 13, marque le dernier chapitre de l’histoire protestante de notre ville, une histoire qui est toujours assez mal connue dans tous ses détails. Toutefois, le cœur vivant du 16ème siècle fut avant tout un cœur religieux et c’est sans doute dans le secret des consciences que se situe le véritable moteur de la conversion.

3- Comment cet héritage spirituel s’est-il transmis jusqu’à nos jours ?

Le mouvement protestant a connu différents développements selon les périodes de son histoire. Dès le début de la réforme, de petits groupes protestants souhaitent revenir à une piété et à une foi conformes à l’Evangile avec un engagement plus personnel envers le message du Christ:ce courant spirituel protestant prend alors le nom de « Evangélique »et continue d’irriguer les Eglises de la réforme. Il engendre des communautés vivantes.

Dans les pays protestants qui faisaient preuve de tolérance, ces petites Eglises de professants ont pu progresser, remettant en lumière de nouvelles facettes de l’enseignement du Nouveau Testament. C’est ainsi qu’en Grande-Bretagne, se développèrent les Baptistes et les Quakers. En Allemagne, les Frères Moraves retrouvaient toute l’importance de cette rencontre avec Dieu que la Bible appelle « conversion ». En Angleterre, à la fin du 18ème siècle, John Wesley, pasteur de l’Eglise anglicane, prêche un retour aux sources de la foi. Il fonde des Eglises si bien organisées qu’on les appelle « Méthodistes ». C’est encore l’émergence du courant évangélique au sein même des Eglises qui réapparaît tout au long du 19éme siècle, avec l’Armée du Salut, la Mission de Paris et Les sociétés bibliques.

Ce mouvement a mis en valeur l’autorité des Ecritures et la piété des temps apostoliques au sein du christianisme, tout en l’insérant dans la modernité. A cette époque, les Eglises évangéliques préconisaient une séparation du pouvoir politique et des Eglises, ainsi que le respect de la liberté de conscience. Au tournant du 20ème siècle, dans la continuité du courant évangélique, naît le réveil de Pentecôte avec le redécouverte de la dimension charismatique, c’est-à-dire du baptême dans le Saint-Esprit et des dons spirituels, comme au jour de la Pentecôte, selon le récit du Nouveau testament (Actes 2). Avec un dynamisme et une vitalité renouvelés, ce mouvement spirituel se répandit en Europe dans les années 1910. Le mouvement de Pentecôte est certainement aujourd’hui l’une des principales confessions protestantes dans le monde. Les assemblées de Dieu sont l’une des plus anciennes et des plus importantes familles de ce mouvement.

Nous remercions l’association »Les amis du Villemur historique »pour la mise à disposition des documentations et bibliographies. Nos remerciements vont en particulier à Mme Faure, Mr Senges, Mr Falba et Mr Peyre pour leur disponibilité.

Article 1 : DIEU

Nous croyons en un seul Dieu, existant de toute éternité en trois personnes, le Père le Fils et le Saint-Esprit, Créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles, révélé en Jésus-Christ le Fils unique, par le moyen des Ecritures.
Références bibliques : 1 Corinthiens 8.6, Colossiens 1.16, Hébreux 1.2, Matthieu 28.19, 2 Corinthiens 13.1.

Article 2 : LES SAINTES ÉCRITURES

Nous croyons que les Ecritures, constituées des soixante six livres de l’Ancien et du Nouveau Testament, sont la Parole de Dieu ; elles détiennent leur inspiration et leur autorité de Dieu seul ; elles sont infaillibles et seule norme pour la vie et la foi de l’Eglise. Il en découle que, ni les coutumes ni les décrets, ni les visions ni les miracles, ni aucune autre révélation ni tradition ne sauraient modifier ou compléter les Ecritures. Toutes choses doivent être examinées, réglées et réformées d’après les Ecritures qui contiennent tout ce qui est nécessaire au salut et à l’édification de l’Eglise.
Références bibliques : 2 Timothée 3.15-17, 2 Pierre 1.20-21, 1 Corinthiens 15.1-2

Article 3 : L’HOMME

Nous croyons que l’homme et la femme ont été créés par Dieu à son image et à sa ressemblance. L’être humain, créé pur et innocent, est tombé dans le péché par transgression volontaire, est aussi tombé dans la désobéissance sous l’influence de Satan ; et l’humanité entière s’est éloignée de Dieu et demeure sous la domination du péché et dans la condamnation.
Nous croyons que l’être humain est aimé de Dieu, et qu’il est appelé à changer de vie et à se convertir pour rétablir une relation vraie et juste avec Dieu et son prochain.
Nous croyons à la dignité de la vie et du corps humain, du mariage et de la famille, de l’éducation et du travail, telle qu’elle est proclamée et protégée par les commandements de Dieu.
Références bibliques : Genèse 1.26, Genèse 3.17, Romains 5.12, Actes 3.19, Hébreux 13.4, Ephésiens 6.1-4

Article 4 : JÉSUS-CHRIST

Nous croyons en Jésus-Christ, le Fils unique, Dieu manifesté en chair, né d’une vierge, Marie de Nazareth, par le pouvoir du Saint-Esprit, venu du Père avec la nature divine et la nature humaine sans péché. Il est mort crucifié pour l’accomplissement des Ecritures et selon le dessein arrêté de Dieu.
Nous croyons au sacrifice de sa vie parfaite offerte une fois pour toutes sur la croix, et par lequel nous avons le pardon de nos péchés, la réconciliation avec Dieu, pour que nous ayons la vie éternelle.
Nous croyons à sa résurrection d’entre les morts, à son ascension corporelle auprès de son Père, à son autorité suprême, et à sa médiation auprès du Père en faveur des hommes.
Nous croyons que Jésus-Christ apparaîtra une seconde fois pour faire entrer l’Eglise dans son royaume éternel, pour ressusciter tous les hommes, et pour juger les vivants et les morts, mais personne ne connaît le jour et l’heure de son avènement.
Références bibliques : Galates 4.4, Philippiens 2.6-11, 2 Corinthiens 5.19, Romains 8.34, 1 Thessaloniciens 4.16, Matthieu 24.30-36.

Article 5 : LE SALUT

Nous croyons que tout être humain peut être pardonné de ses péchés et devenir ainsi juste devant Dieu, et cela par la seule grâce de Dieu que nous recevons par la seule foi en Jésus-Christ.
Nous croyons que tout homme, justifié par la foi, reçoit la possibilité de se détourner de ses péchés et de vivre une vie sainte et pure par l’action du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu qui demeurent en lui.
Nous croyons que le baptême, ordonné par Jésus-Christ, – signifiant, par l’immersion, la mort et la résurrection -, est le témoignage de la foi, du libre engagement envers Jésus-Christ et sa Parole, et du passage de la mort spirituelle à une vie nouvelle avec Dieu.
Références bibliques : Actes 26.18, Ephésiens 2.8, 1 Pierre 1.15-23, Romains 6.4, 1 Pierre 3.21

Article 6 : LE SAINT-ESPRIT

Nous croyons au Saint-Esprit, présence souveraine de Dieu qui a inspiré les prophètes et les apôtres de la Bible. Il demeure dans le croyant pour lui révéler en Jésus, l’envoyé du Père, les vérités de l’Ecriture, et pour lui communiquer l’amour, la sagesse et la paix.
Nous croyons que le baptême dans le Saint-Esprit est une promesse pour les chrétiens de tous les siècles ; il est donné par le Père et le Fils, et il est manifesté par le parler en langues comme au jour de la Pentecôte, selon le récit du Nouveau Testament.
Nous croyons que le baptême dans le Saint-Esprit est une grâce qui édifie l’Eglise dans sa piété, et lui donne une force pour sa mission : annoncer l’Evangile à toutes les nations.
Nous croyons aux dons spirituels (ou charismes) cités dans les Ecritures, et que le Saint-Esprit accorde à l’Eglise, pour secourir et construire sa piété. Nous croyons que les dons du Saint-Esprit doivent être exercés dans l’Eglise, selon la dignité et l’ordre commandés par le Nouveau Testament. Le baptême dans le Saint-Esprit et les divers dons spirituels laissent les croyants qui les manifestent maîtres et responsables d’eux-mêmes ; et ils ne poussent jamais à des extravagances, ni à des comportements ou des enseignements contraires aux Ecritures.
Références bibliques : Jean 16.13-15, Galates 5.22, Actes 2.4-8, Actes 2.38-39, Actes 1.8, 1 Corinthiens 14.

Article 7 : L’ÉGLISE

Nous croyons que l’Eglise est l’Assemblée des croyants qui gardent la foi en Jésus-Christ, le témoignage et l’enseignement des apôtres, ainsi que la prière.
Nous croyons que l’Eglise est construite par Jésus-Christ, son chef suprême. Ses serviteurs sont chargés de l’enseigner, pour qu’elle témoigne de la foi, de l’espérance et de l’amour aux hommes et aux femmes de ce monde, par la présence de Dieu.
Nous croyons que l’Eglise locale est l’expression visible de l’Eglise universelle qui est le corps de Christ, et qui ne peut être délimitée par les dénominations religieuses de la chrétienté. Par ses Assemblées autour des Saintes Ecritures, elle construit et réalise son unité de foi, sa vie de piété, et sa vocation missionnaire.
Nous croyons que le repas de la Cène, institué par Jésus-Christ, doit être perpétué dans l’Eglise jusqu’à son avènement, avec le pain et le vin, en mémoire de sa mort expiatoire comme un signe de communion avec le Christ Sauveur, comme célébration et action de grâces envers l’amour de Dieu le Père.
Nous croyons que la prière pour la guérison des malades est une mission de l’Eglise qui est associée à la prédication de l’Evangile. Cette prière peut s’accompagner des gestes symboliques de l’imposition des mains ou de l’onction d’huile, selon les enseignements de Jésus-Christ. Sans l’opposer à la médecine, et sans fanatisme, nous croyons que la prière pour les malades et les affligés a toujours sa place dans l’annonce de l’Evangile du Dieu compatissant.
Références bibliques : Actes des apôtres 2.41-42, Ephésiens 4.11-15, Matthieu 26.26-29, 1 Corinthiens 10.16-17, Marc 16.15-18, Jacques 5.14

Article 8 : L’ESPERANCE

Nous croyons que ceux qui meurent avec la foi en Jésus-Christ sont avec le Seigneur dès leur trépas, dans l’attente de la résurrection.
Nous croyons à la résurrection de tous les humains et au jugement final. Ceux qui auront cru en Jésus-Christ vivront éternellement dans le Royaume de Dieu. Les rebelles à Dieu subiront le châtiment éternel décrit dans l’Evangile de Jésus-Christ.
Références bibliques : Luc 23.43, 2 Corinthiens 5.1-10, 1 Corinthiens 15.42-44, Apocalypse 20 .11-15.
Source : Dossier de presse Union Nationale des Assemblées de Dieu de France

Les Assemblées de Dieu de France sont nées au début du XXe siècle, par la redécouverte du baptême dans le Saint-Esprit avec les charismes qui l’accompagnent : le parler en langues, les dons de prophétie, de guérison, etc. Cette expérience de la « Pentecôte », selon les Actes des Apôtres, a renouvelé la piété et la vision missionnaire.

Les Assemblées de Dieu ont hérité des théologies de la Réforme, des méthodistes, ainsi que des Réveils des mouvements de sanctification et de Réveil du XIXe siècle.

En 1930, les Assemblées de Dieu s’implantent en France avec un missionnaire britannique, Douglas Scott. Sa prédication, proche de la vie quotidienne, accompagnée de guérisons miraculeuses, a conduit beaucoup de personnes à une conversion personnelle au Christ.

Les premières associations cultuelles ont été fondées en 1932. Elles sont aujourd’hui réparties dans la totalité des départements de la métropole ainsi que des départements et territoires d’outre-mer. Fondées uniquement sur la Bible quant à leur doctrine et leurs pratiques religieuses, elles sont étroitement unies sur le plan des principes spirituels, de la communion fraternelle et de l’action commune. Leur cohésion est maintenue par des rencontres mensuelles dans chaque secteur régional, bisannuelles dans la zone-nord comme dans la zone-sud de la France (dites Conventions régionales Nord et Sud) et annuelle (dite Convention nationale) des pasteurs qui les dirigent et les représentent.

C’est en Convention Nationale que sont prises les décisions qui concernent et engagent l’ensemble des activités communes, mentionnées dans l’annuaire édité et mis à jour au début de chaque année légale.

En France, les Assemblées de Dieu célèbrent leur culte dans 664 églises et postes d’évangélisation, pour la métropole et 116 pour les départements et territoires d’outre-mer. Elles comptent 468 pasteurs et 61 missionnaires oeuvrant principalement en Afrique (avec notamment d’importantes Eglises en Côte-d’Ivoire et au Burkina-Faso) et Asie du Sud-Est. Elles ont été aussi à l’origine de la Mission Evangélique Tzigane (le pasteur Clément Le Cossec en fut le fondateur)

Sa population s’élève à 117 000 personnes dont 40 000 baptisés. L’ensemble des Eglises et œuvres des Assemblées de Dieu de France est regroupé dans la FNADF (voir par ailleurs).

Site web : http://www.addfrance.org

Source : Dossier de presse Union Nationale des Assemblées de Dieu de France

Les “ Assemblées de Dieu ”, sont une famille universelle. Elles sont répandues dans le monde entier, et représentent des dizaines de millions de croyants d’origines diverses, qui communient dans la même foi, la même grâce, la même espérance en Jésus-Christ.
Au-delà, les Assemblées de Dieu sont à inclure dans le groupe des Eglises évangéliques, pentecôtistes ou non qui, avec les Eglises dites charismatiques, comptent, selon des études récentes, huit cents millions de personnes. Sur tous les continents et dans la quasi totalité des pays du monde, il y a ainsi des chrétiens qui s’assemblent par dizaines, centaines ou milliers, désirant être de véritables disciples de Jésus-Christ, conduits par l’Esprit-Saint.
Ils partagent et vivent la même foi, les mêmes faits de la grâce divine : des gens aux vies transformées, des foyers reconstruits, des malades guéris ; la même espérance : l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ; et le même zèle pour faire connaître l’Evangile et inviter les âmes au salut.
Dans certains pays, notamment en Afrique, en Asie, aux Etats-Unis et en Amérique du sud, les congrégations et leurs activités sont nombreuses et importantes. Dans de nombreux pays, les communautés sont de moyenne importance, mais représentent cependant une part majeure du protestantisme. Dans quelques pays, où la liberté de conscience est restreinte, elles sont représentées seulement par de petites Eglises disséminées et parfois persécutées Dans de nombreuses régions du monde et lorsque la situation l’exige, la prédication de l’Evangile est suivie également d’un travail social important : pouponnières, dispensaires, hôpitaux, écoles, collèges, lycées, centres de documentation et d’apprentissage technique, etc.
Chaque mouvement national possède son entière autonomie et sa complète indépendance spirituelle et financière. La communion et la collaboration pratique existent néanmoins. Bien des réalisations communes, tant d’ordre spirituel que matériel, ont été accomplies, en particulier dans les pays en voie de développement. Les contacts et la collaboration aux niveaux européens et mondiaux ont lieu régulièrement, notamment grâce au service de relations extérieures des Assemblées de Dieu.
Les « Assemblées de Dieu » forment donc bien un rassemblement universel, un peuple chrétien qui a un message pour cette génération, lui rappelant que :
“ Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique,afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle .” (La Bible Jean chap. 3 verset 16)
Source : Dossier de presse Union Nationale des Assemblées de Dieu de France

Le courant évangélique qui remonte à Jésus-Christ, et qui a traversé toute l’histoire de l’Eglise, s’est manifesté plus particulièrement à certaines époques, comme au XII e siècle avec le mouvement vaudois, au XVI e siècle avec Jean Huss, et avec la Réforme.

Dès le début de la Réforme, de petits groupes protestants souhaitent revenir à une piété et à une foi conformes à l’Evangile avec un engagement plus personnel envers le message du Christ. Le courant évangélique continue d’irriguer les Eglises de la Réforme et engendre des communautés vivantes. Dans les pays protestants qui font preuve de tolérance, ces petites Eglises de professants progressent, remettant en lumière de nouvelles facettes de l’enseignement du Nouveau Testament.

Au début du XXe siècle, un mouvement spirituel très dynamique que l’on appellera bientôt « Pentecôtisme », se produisit de manière spontanée et presque simultanée dans diverses régions du monde. Il mettait l’accent autant sur la foi et le miraculeux que sur la droiture morale et la sainteté. Les grands leaders du Pentecôtisme étaient des inconnus et pour la plupart, le sont restés. Les pentecôtistes, aujourd’hui, pensent que le Saint-Esprit est l’auteur de ce mouvement mondial, de telle sorte que ces responsables en sont plus les produits que les instigateurs.

Les Assemblées de Dieu ont été établies en France par le mouvement de Pentecôte. Ces assemblées se veulent, au XXI e, la continuation fidèle des Eglises décrites dans le Nouveau Testament. On peut donc dire que les Assemblées de Dieu ne sont pas une nouvelle Eglise mais qu’elles se situent dans la continuité du courant évangélique. Elles n’ont ni autorité centrale ni fondateur humain et ne reconnaissent qu’un seul livre faisant autorité en matière de foi : la Bible, Parole inspirée de Dieu.
Source : Dossier de presse Union Nationale des Assemblées de Dieu de France